Notre famille

Porträts

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  • Marc Haeberlin

    Küchenchef

    "Stets seinem Kochstil treu .Geprägt von seinen Wurzeln, dem Elsass und der Liebe zu den besten saisonalen Produkten. Er ist in der 4.Generation Küchenchef nach seinem Vater Paul und liebt es, die traditionellen Gerichte neu und modern aufleben zu lassen. „ Bei den Haeberlins gehört das Kochen dazu wie das Atmen“"

    Marco Baumann
  • Marie Haeberlin

    Die gute Seele des Hauses und zugleich die Königin der Blumen

    Seit über 50 Jahren im Schatten von Ihrem Mann Paul und Ihrem Schwager Jean-Pierre. Man sieht Sie noch heute im Garten den Storch“Hansala“ und die Enten füttern. Madame Marie ist die Mutter von Marc und Danielle….kurz gesagt die Mutter der Auberge de l’Ill.

    Marie Haeberlin
  • Danielle Baumann-Haeberlin

    Chefin des Restaurants

    Tochter von Marie und Paul. Sie ist das Herz des Hauses und wacht über den Service. Mit Ihrem Bruder ist sie in die Fußstapfen Ihres Vaters und Onkels getreten und heute gibt Sie Ihr Wissen an die 6. Generation weiter. „Es ist so wichtig mit dem Herzen bei der Sache zu sein, wer viel gibt bekommt auch viel zurück“

    Danielle Baumann-Haeberlin
  • Isabelle Haeberlin

    Präsidentin von EPICES

    Frau von Marc. Sie hat 2009 den Verein EPICES gegründet, mit dem Willen, jungen Leuten mit verschiedensten Hintergründen , neue Perspektiven zu geben. Mit Ihrer Kochschule in Mulhouse realisiert Sie Ihre Projekte.

    Isabelle Haeberlin
  • Marco Baumann

    Direktor des Hotel des Berges

    Mann von Danielle. Er hat seine Karriere als Koch begonnen. Ende der 70-er Jahre Küchenchef in Los Angeles und einen Wunsch: „ zurück nach Frankreich zu kommen um an der Seite von Paul Haeberlin zu kochen“ Dort lernt er dann Danielle, die Tochter von Paul und seine heutige Frau kennen. 1992 eröffnete er das Hotel des Berges, das sich im Garten der Auberge de l’Ill befindet und den Himmel von Illhaeusern mit weiteren 5 Sternen schmückt.

    Marco Baumann
  • Lætitia Haeberlin

    Chef de réception, fille de Marc

    Hat Ihr Diplom an der Hotelfachschule in Illkirch gemacht und Ihre Erfahrungen in der Spitzengastronomie u.a. in San Fransisco, Nizza, Gstaad, Saint Barth und Polynesien gesammelt. 2007 trat Sie als Verstärkung im Familienbetrieb mit ein. „Ich konnte auf der ganzen Welt viele Erfahrungen sammeln….doch hier bin ich Zuhause

    Lætitia Haeberlin
  • Edouard Baumann

    Marketing Manager

    Sohn von Danielle und Marco. Hat sein Diplom an der Managementschule in Lyon gemacht und Berufserfahrung in Shanghai und Paris gesammelt. Als Verantwortlicher im Marketing für Citroen, Audi und Volkswagen im Elsass konnte er sich außerhalb der Gastronomie beweisen. „Mit dem Kopf voller neuer Ideen und meinem Herzen,das für unseren Familienbetrieb und für mein Heimatdorf schlägt,bin ich nach Illhaeusern zurückgekehrt.“

    Læticia Haeberlin
  • Maxime Muller

    Direktor der Brasserie Les Haras

    Sohn von Isabelle. Hat sein Diplom an der Hotelfachschule in Illkirch und der Paul Bocuse Schule in Ecully gemacht und seine Berufserfahrung unter anderem in der Traube Tonbach an der Seite der Familie Finkbeiner gesammelt. „Professor Jacques Marescaux von der IRCAD in Strasbourg war der Drahtzieher des Projekts Les Haras und wir waren von Anfang an begeistert und hoch motiviert diese Challenge in Strasbourg anzutreten……es hat sich gelohnt.“

    Maxime Muller
  • Katrin Baumann

    Rezeptionistin im Hotel des Berges

    Edouard's wife. Formed at a hotel and restaurant school in Germany, she made her experience in the hotel buisness by travelling around the world. After two years of working on a sailing vessel she decided to join the « Haeberlin ship » « working in the family buisness is a real pleasure ,the harmony between all of us gives us strenght and inspiration for the futur »

    Katrin Baumann
  • Simon Lewandowski

    Rezeptionistin im Hotel des Berges

    Ehemann von Salomé. Passioniert vom Reisen und der Musik hat er aus Zufall zur Gastronomie gefunden. Nach ein paar Jahren im Service empfängt er heute unsere Gäste an der Seite von Marco und Katrin im Hotel. „ Der tägliche Umgang mit unseren Gästen aus aller Welt, ermöglicht mir, mich Kulturell und Menschlich weiterzuentwickeln…ein Traum geht in Erfüllung“

    Læticia Haeberlin
  • Salomé Baumann

    Verantwortliche der Kommunikation

    Tochter von Danielle und Marco. Nach einem Studium in Recht und Betriebswirtschaft arbeitete Sie für eine große Werbeagentur in Paris. In New York sammelte Sie ebenfalls Ihre Erfahrungen. Im Jahr 2012 beschloss Salomé dem Familienbetrieb beizutreten. „ Die Auberge war schon immer ein Teil meines Lebens…viele unserer Mitarbeiter kennen mich seit klein auf“

    Salome Baumann

Geschichte

Il y a plus de 150 ans...

Die Auberge de l’Ill, seit mehr als 45 Jahren ein 3-Sterne-Restaurant, ist fester Bestandteil des elsässischen Kulturerbes. Seit über 150 Jahren wird sie von der Familie Haeberlin meisterhaft geführt und genießt einen ausgezeichneten Ruf. Die Auberge de l’Ill – ein hoch angesehenes Sternerestaurant mit langer Familientradition.

  • On y vint bientôt se délecter de la matelote au riesling, de friture de poissons, de meringue chantilly et de tarte aux fruits. Cette auberge, l'Arbre Vert, était bien modeste comparée à l'Auberge de l'Ill qui lui succéda. Mais déjà la nourriture était délicieuse. Aux fourneaux, mon arrière grand-mère Haeberlin. Elle transmettra ensuite son tablier à ma grand-tante Henriette qui, jusqu'à la fin de ses jours, nous enseignera l'amour de l'exactitude et du travail bien fait. Henriette était secondée par sa belle-soeur, Marthe Haeberlin , spécialiste des desserts et des pâtisseries.

    En période de chasse, la carte s'enrichissait de lièvre et autre chevreuil, fournis par les gardes-chasses alentours.

    L'on venait de Colmar, de Sélestat et même de Saint Dié et de Strasbourg pour savourer cette cuisine de terroir, simple et goûteuse. La clientèle dominicale, des notables pour l'essentiel, était fort fidèle, ainsi Monsieur Peugeot, qui venait régulièrement y faire ses repas de chasse.Si les femmes étaient alors chargées de la cuisine, mon grand-père Fritz s'occupait de sa ferme et du bétail. C'est dans cette merveilleuse ambiance que grandirent les deux garçons de la famille, Paul et Jean-Pierre.

    A quatorze ans, Paul mon père, fit son apprentissage à l'hôtel de la Pépinière à Ribeauvillé, chez Edouard Weber, autrefois cuisinier à la cour du Tsar à Saint Petersbourg, chez le Roi de Grèce et dans de grandes maisons bourgeoises, dont celle des Rotschild.

    Mon père fut un peu le fils spirituel de M. Weber qui décela et révéla en lui, tous les talents d'un grand chef.

    Après Ribeauvillé, mon père partit travailler à Paris, dans deux grandes maisons, la Rôtisserie Périgourdine chez les frères Rouzier, et chez Pocardi. Il y fut instruit, formé, modelé et pétri par des chefs durs et sérieux. Pendant ce temps, son frère Jean-Pierre étudiait à l'école des arts décoratifs de Strasbourg, en compagnie de Roger Muhl. La cuisine ne l'intéressait guère ; il inclinait plutôt vers le jardinage et la peinture, penchants artistiques fort mal perçus par un milieu rural où seul comptait le travail physique.

  • 1939-45

    La guerre de 1939-45 éclata. Mon père, mobilisé, parvint à se faire réformer. Il put alors rejoindre les Forces françaises. Mon oncle, plus jeune, fut engagé contre son gré dans la Wehrmacht vers la fin de la guerre et traîné sur le front danois, où il fut fait prisonnier par les Américains. L'Alsace vivait alors douloureusement les conséquences de sa double culture. Chaque famille avait son lot de 'Malgré-nous', ces incorporés de force dans l'armée allemande : l'un de ses fils se trouvait sous le drapeau tricolore, l'autre sous l'aigle cramponné à la croix gammée.

    La guerre de 1914-1918 avait déjà infligé le même sort à de nombreuses familles. Mon grand-père maternel et son frère s'étaient ainsi trouvés l'un dans les tranchées françaises, l'autre dans les tranchées allemandes. A quelques kilomètres de distance et cela par le hasard des dates de naissance.

    En 1945, le pont d'Illhaeusern fut bombardé et l'Arbre Vert fut détruit. Reconstruit à la fin de la guerre, il devient l'Auberge de l'Ill.

  • 1952

    Les deux frères, unissant efforts et talents, vont alors transformer le lieu en temple de la gastronomie.Dès 1952, ils gagnent leur première étoile au Guide Michelin, en 1953, mon père épouse Marie Ittel, originaire d'un village distant de dix kilomètres, Wihr en Plaine.En 1957, c'est la seconde étoile et enfin, en 1967, la consécration : la troisième. Il fut très dur d'en arriver là, mais c'est le travail de toute une équipe que cette distinction est venue couronner.


    J'appartiens à la quatrième génération de cuisiniers et suis aux côtés de mon père et de mon oncle depuis 1976. Certains de nos collaborateurs nous accompagnent depuis fort longtemps, comme Daniel Rederstorff, chef des cuisines, qui fut le premier apprenti de mon père dès 1954. Il fit ses classes chez Fernand Point à Vienne, où mon père ne réussit jamais à entrer, puis vogua sur le paquebot France avant de revenir chez nous.
    Serge Dubs, meilleur sommelier du monde en 1989 est à l'Auberge depuis 1972,
    Michel Scheer, premier Maître d'Hôtel, est avec nous depuis 1967.
    D'autres sont plus effacés comme notre secrétaire Mme Marguerite Claudon ou le plongeur Ahmed Amzil, mais sans eux rien ne tournerait aussi bien, car dans une entreprise comme la nôtre il n'y a pas de petits travaux. Tout, à tous les échelons, doit être parfait, depuis la plonge jusqu'à l'assiette posée devant le client.

    Tout doit mériter trois étoiles : l'accueil, le jardin, le courrier. Lorsque je reviens à l'Auberge après une visite chez un collègue ou un ami restaurateur, je n'y trouve que des défauts et je sens qu'il nous reste beaucoup de chemin à parcourir. Mais je sais aussi que si tout était parfait, ce serait les prémisses du déclin. Que ce jour là n'arrive jamais.

    Nos clients, très fidèles - parfois depuis trois générations - viennent de la région, mais aussi de cent kilomètres à la ronde : de Lorraine, de Bâle, ou de Fribourg, sans oublier les Japonais, les Américains et les Belges.

  • 1992 à Aujourd’hui

    Après le dîner, nos hôtes regrettaient de ne pouvoir dormir sur place, et c'est pour eux qu'en 1992 nous avons construit l'hôtel des Berges dirigé par mon beau-frère, Marco Baumann : onze chambres, dont l'une est une petite maison de pêcheur qui porte le nom de 'Matelote'.

    La cuisine est un fabuleux métier qui demande une remise en question quotidienne. Le talent seul ne suffit pas ; il faut savoir écouter les critiques, garder la tête froide, rester lucide, humble : nous ne sommes que de bons artisans, comme les menuisiers, les forgerons ou les maçons. Même si la presse, à l'occasion, fait de nous des stars. Nous ne devons jamais oublier que nous avons réussi grâce à nos pères. Dans mon cas, il s'agit bien sûr de mon père et de mon oncle, mais aussi de Paul Bocuse, Jean et Pierre Troisgros, René Lasserre, Gaston Lénôtre, et Helmut Gietz, qui dirigeaient ces grandes maisons où j'ai eu le bonheur de travailler.

    Derrière l'histoire de l'Auberge se tient aujourd’hui bien plus qu'une équipe : une grande famille. Elle est constituée de grands professionnels et passionnés qui nous permettent, jours après jours, de donner le meilleur à nos clients.

    Ainsi nous remercions tout particulièrement Jean Paul BOSTOEN (MOF 2011) et Jean WINTER 2nd de cuisine ainsi que Christophe FISCHER ,chef pâtissier et Françis BELLICAM son adjoint qui m'épaulent tous les 4 avec beaucoup de talents. Du côté de la salle, ma sœur, Danielle BAUMANN, peu compter sur Alain SCHOHN (1er maître d’hôtel) et ses maîtres d'hôtel Laurent SCHNEIDER et Patrcik ZUCCOLIN qui assurent un service marqué par le sceau de l'élégance. La partie sommellerie est gérée par les mains et le nez experts de Serge DUBS (meilleur sommelier du monde 1989) assisté dans sa tâche par Pascal LEONETTI (meilleur sommelier de France en 2006) et Hervé FLEURIEL. Sans oublier le cadre de verdure étincelant dans lequel baigne le restaurant, entretenu avec amour par Hubert Steib depuis des années.

    A eux et à tous les collaborateurs de l'Auberge de l'Ill qui participent à cette belle histoire nous adressons nos plus profonds remerciements.