Notre famille

Portraits

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  • Marc Haeberlin

    Chef de cuisine.

    "Il a repris la maison tout en douceur, fidèle à une cuisine enracinée dans le terroir alsacien et y perpétue un savoir-faire centenaire, un art de vivre, la passion du bon produit et l'authenticité du goût. Chez les Haeberlin, on cuisine comme on respire.""J’appartiens à la quatrième génération de cuisiniers. Cette passion me vient de mon père. Aujourd'hui, j'aime faire revivre les plats qu'il a créé et trouver l'équilibre entre tradition et modernité. Le plaisir de partager sa cuisine est pour moi une alchimie incomparable qui se renouvelle à chaque service!"

    Marco Baumann
  • Marie Haeberlin

    L’âme de la maison et reine des bouquets

    Discrète Reine-Mère, elle est le pilier de l'Auberge de l'Ill. Pendant plus de 50 ans, elle a géré la maison dans l'ombre de son mari Paul et de son beau-frère Jean-Pierre. Encore aujourd'hui, on peut l'apercevoir dans le jardin nourrir la cigogne "Hansala" ou les canards. Elle est la mère de Marc et Danielle mais elle est notre maman à tous!

    Marie Haeberlin
  • Danielle Baumann-Haeberlin

    Directrice de restaurant

    Fille de Marie et Paul. Elle est l'âme de la maison. Garante des valeurs familiales, elle règne sur la salle de l'Auberge de l'Ill. "Deux principes me tiennent particulièrement à coeur, la première est la transmission. Avec mon frère, nous avons pris la suite de notre père et de notre oncle. Il a fallu respecter le mythe fondateur de l'entreprise tout en se remettant perpétuellement en question. On ne parle pas de rupture mais de continuité. Aujourd'hui, c'est à nous de transmettre ces valeurs à la 6ème génération. C'est un repositionnement constant qui se fait dans la douceur. Le second principe est l'importance de se mettre au service les uns des autres. Pour cela, il faut de l'humilité et de l'amour. En donnant, on a beaucoup à recevoir!"

    Danielle Baumann-Haeberlin
  • Isabelle Haeberlin

    Présidente d'EPICES

    Epouse de Marc. Elle fonde en 2009 l'assocation EPICES avec la volonté et l’engagement de personnes venant d’horizons divers. Elle vise à recréer des liens intergénérationnels et à envisager l’insertion des jeunes sous un angle nouveau. A travers son école de cuisine à Mulhouse, elle initie des partages autour de la cuisine réalisée et dégustée ensemble. "Je me suis reconvertie à l'âge de 35 ans, j'ai eu envie d'accompagner les enfants dans leur entrée dans l'écrit. J'ai passé les concours, travaillé un temps dans un institut médico-professionnel, puis dans différents établissements, notamment dans une classe dite "passerelle" qui prépare en douceur l'entrée à l'école en intégrant les parents. C'est cela qui m'a poussé à créer EPICES en impliquant des mamans dans nos projets."

    Isabelle Haeberlin
  • Marco Baumann

    Directeur de l'hôtel des Berges.

    Epoux de Danielle. Il a débuté sa carrière en tant que cuisinier.Fin des années 70, il est alors chef à Los Angeles et ne souhaite revenir en France qu'à une condition: celle de travailler aux côtés de Paul Haeberlin. C'est ainsi, qu'il rencontre sa future épouse, Danielle, la fille de Paul. En 1992, il crée l'Hôtel des Berges dans le parc de l'Auberge de l'Ill et rajoute cinq étoiles au ciel d'Illhaeusern. "L''Hôtel des Berges s'inspire de l'architecture des séchoirs à tabac du Ried. A l'intérieur, règne l'âme d'une grande maison bourgeoise où chacun peut se sentir chez soi. A l'entrée, il n'y a pas de réception apparente. J'ai voulu retrouver l’authenticité mêlée au plaisir vrai de la tradition d’une famille."

    Marco Baumann
  • Lætitia Haeberlin

    Chef de réception, fille de Marc

    Diplômée de l'Ecole hôtelière Alexandre Dumas d'Illkirch, Laetitia s'est forgée sa propre expérience de San Fransisco à Nice en passant par Gstaad, St. Barthélémy ou encore la Polynésie. En 2007, elle est venue renforcer l'équipe familiale. "Bien que je sois tombée dans la potion toute petite, je n'ai jamais ressenti de pression. J'ai pu m'enrichir à travers des expériences diverses en France ou à l'étranger. Aujourd'hui, c'est ce qui permet à chacun d'apporter son expertise et de former une harmonie complémentaire."

    Lætitia Haeberlin
  • Edouard Baumann

    Responsable marketing

    Fils de Danielle et Marco. Diplômé de l'Ecole de Management de Lyon, il a mené sa barque au travers d'expériences diverses et enrichissantes. De la start-up parisienne à la multinationale française à Shanghai, son parcours a été jalonné par des rencontres très formatrices lui permettant de découvrir des univers très différents. Il a par la suite aiguisé ses talents en tant que responsable marketing dans la distribution automobiles pour Citroen, Volkswagen et Audi. "C'est la tête remplie d'idées et le coeur chargé de passion pour l'entreprise familiale et pour le village que je retrouve les bords de l'Ill."

    Læticia Haeberlin
  • Maxime Muller

    Directeur de la Brasserie des Haras

    Fils d'Isabelle. Il est diplômé du lycée hôtelier Alexandre Dumas d’ Illkirch et de l’École Paul Bocuse à Écully. Après s’être fait les armes en Asie, il devient Responsable d’exploitation de l’Institut Paul Bocuse. Puis il rejoint la réputée Traube Tonbach auprès de la famille Finkbeiner. Aujourd’hui, il prend les rênes de l’exploitation de la Brasserie des Haras à Strasbourg et perpétue avec brio l’esprit Haeberlin. "C'est le Professeur Jacques Marescaux de l'IRCAD qui est à l'origine du projet. Nous sommes tout de suite tombés amoureux de ce lieu magique que sont les anciens haras nationaux. Pour nous, ouvrir une brasserie en Alsace était un réel challenge...un pari osé mais réussi!"

    Maxime Muller
  • Katrin Baumann

    Réceptionniste à l'Hôtel des Berges

    Epouse d'Edouard. Formée dans le monde hôtelier de luxe, Katrin a d'abord navigué sur toutes les mers du monde avant de rejoindre le navire Haeberlin-Baumann sur les rives de l'Ill. Et y apporte la touche d'excellence allemande. "Je pense que le travail en famille est un levier de performance pour l'entreprise. Cette harmonie des individulaités est une richesse. Elle colore nos projets."

    Katrin Baumann
  • Simon Lewandowski

    Réceptionniste à l'Hôtel des Berges

    Epoux de Salomé. Passionné par les voyages et par la musique, il a posé ses valises à l'Hôtel des Berges où il accueille les clients aux côtés de Marco et de Katrin. "La vie nous réserve de belles surprises. Je suis tombé un peu par hasard dans la restauration. C'était pour moi un métier qui permettait de voyager, de découvrir des cultures différentes. Le destin a de l'humour car aujourd'hui, je réalise mon rêve mais à travers les clients qui viennent nous grandir humainement et culturellement."

    Læticia Haeberlin
  • Salomé Baumann

    Chargée de communication

    Fille de Danielle et Marco. Après un cursus de droit puis de communication, elle a débuté sa carrière au sein de grandes agences de publicité. De New-York à Paris, elle s'est passionnée pour la communication des entreprises. C'est en 2012 que Salomé décide de revenir à l'Auberge de l'Ill. "L'Auberge n'a jamais été loin de mon coeur. C'est un lien viscéral. Certains collaborateurs m'ont connu toute petite. Revenir relever les challenges du quotidien et de demain s'est fait naturellement et pour mon plus grand bonheur."

    Salome Baumann

Historique

Il y a plus de 150 ans...

sur les rives de l'Ill , dans un petit village du nom d'Illhaeusern qui en alsacien signifie “Les maisons le long de l'Ill”, la famille Haeberlin ouvrait, parallèlement à une exploitation agricole, une petite auberge de campagne.

  • On y vint bientôt se délecter de la matelote au riesling, de friture de poissons, de meringue chantilly et de tarte aux fruits. Cette auberge, l'Arbre Vert, était bien modeste comparée à l'Auberge de l'Ill qui lui succéda. Mais déjà la nourriture était délicieuse. Aux fourneaux, mon arrière grand-mère Haeberlin. Elle transmettra ensuite son tablier à ma grand-tante Henriette qui, jusqu'à la fin de ses jours, nous enseignera l'amour de l'exactitude et du travail bien fait. Henriette était secondée par sa belle-soeur, Marthe Haeberlin , spécialiste des desserts et des pâtisseries.

    En période de chasse, la carte s'enrichissait de lièvre et autre chevreuil, fournis par les gardes-chasses alentours.

    L'on venait de Colmar, de Sélestat et même de Saint Dié et de Strasbourg pour savourer cette cuisine de terroir, simple et goûteuse. La clientèle dominicale, des notables pour l'essentiel, était fort fidèle, ainsi Monsieur Peugeot, qui venait régulièrement y faire ses repas de chasse.Si les femmes étaient alors chargées de la cuisine, mon grand-père Fritz s'occupait de sa ferme et du bétail. C'est dans cette merveilleuse ambiance que grandirent les deux garçons de la famille, Paul et Jean-Pierre.

    A quatorze ans, Paul mon père, fit son apprentissage à l'hôtel de la Pépinière à Ribeauvillé, chez Edouard Weber, autrefois cuisinier à la cour du Tsar à Saint Petersbourg, chez le Roi de Grèce et dans de grandes maisons bourgeoises, dont celle des Rotschild.

    Mon père fut un peu le fils spirituel de M. Weber qui décela et révéla en lui, tous les talents d'un grand chef.

    Après Ribeauvillé, mon père partit travailler à Paris, dans deux grandes maisons, la Rôtisserie Périgourdine chez les frères Rouzier, et chez Pocardi. Il y fut instruit, formé, modelé et pétri par des chefs durs et sérieux. Pendant ce temps, son frère Jean-Pierre étudiait à l'école des arts décoratifs de Strasbourg, en compagnie de Roger Muhl. La cuisine ne l'intéressait guère ; il inclinait plutôt vers le jardinage et la peinture, penchants artistiques fort mal perçus par un milieu rural où seul comptait le travail physique.

  • 1939-45

    La guerre de 1939-45 éclata. Mon père, mobilisé, parvint à se faire réformer. Il put alors rejoindre les Forces françaises. Mon oncle, plus jeune, fut engagé contre son gré dans la Wehrmacht vers la fin de la guerre et traîné sur le front danois, où il fut fait prisonnier par les Américains. L'Alsace vivait alors douloureusement les conséquences de sa double culture. Chaque famille avait son lot de 'Malgré-nous', ces incorporés de force dans l'armée allemande : l'un de ses fils se trouvait sous le drapeau tricolore, l'autre sous l'aigle cramponné à la croix gammée.

    La guerre de 1914-1918 avait déjà infligé le même sort à de nombreuses familles. Mon grand-père maternel et son frère s'étaient ainsi trouvés l'un dans les tranchées françaises, l'autre dans les tranchées allemandes. A quelques kilomètres de distance et cela par le hasard des dates de naissance.

    En 1945, le pont d'Illhaeusern fut bombardé et l'Arbre Vert fut détruit. Reconstruit à la fin de la guerre, il devient l'Auberge de l'Ill.

  • 1952

    Les deux frères, unissant efforts et talents, vont alors transformer le lieu en temple de la gastronomie.Dès 1952, ils gagnent leur première étoile au Guide Michelin, en 1953, mon père épouse Marie Ittel, originaire d'un village distant de dix kilomètres, Wihr en Plaine.En 1957, c'est la seconde étoile et enfin, en 1967, la consécration : la troisième. Il fut très dur d'en arriver là, mais c'est le travail de toute une équipe que cette distinction est venue couronner.


    J'appartiens à la quatrième génération de cuisiniers et suis aux côtés de mon père et de mon oncle depuis 1976. Certains de nos collaborateurs nous accompagnent depuis fort longtemps, comme Daniel Rederstorff, chef des cuisines, qui fut le premier apprenti de mon père dès 1954. Il fit ses classes chez Fernand Point à Vienne, où mon père ne réussit jamais à entrer, puis vogua sur le paquebot France avant de revenir chez nous.
    Serge Dubs, meilleur sommelier du monde en 1989 est à l'Auberge depuis 1972,
    Michel Scheer, premier Maître d'Hôtel, est avec nous depuis 1967.
    D'autres sont plus effacés comme notre secrétaire Mme Marguerite Claudon ou le plongeur Ahmed Amzil, mais sans eux rien ne tournerait aussi bien, car dans une entreprise comme la nôtre il n'y a pas de petits travaux. Tout, à tous les échelons, doit être parfait, depuis la plonge jusqu'à l'assiette posée devant le client.

    Tout doit mériter trois étoiles : l'accueil, le jardin, le courrier. Lorsque je reviens à l'Auberge après une visite chez un collègue ou un ami restaurateur, je n'y trouve que des défauts et je sens qu'il nous reste beaucoup de chemin à parcourir. Mais je sais aussi que si tout était parfait, ce serait les prémisses du déclin. Que ce jour là n'arrive jamais.

    Nos clients, très fidèles - parfois depuis trois générations - viennent de la région, mais aussi de cent kilomètres à la ronde : de Lorraine, de Bâle, ou de Fribourg, sans oublier les Japonais, les Américains et les Belges.

  • 1992 à Aujourd’hui

    Après le dîner, nos hôtes regrettaient de ne pouvoir dormir sur place, et c'est pour eux qu'en 1992 nous avons construit l'hôtel des Berges dirigé par mon beau-frère, Marco Baumann : onze chambres, dont l'une est une petite maison de pêcheur qui porte le nom de 'Matelote'.

    La cuisine est un fabuleux métier qui demande une remise en question quotidienne. Le talent seul ne suffit pas ; il faut savoir écouter les critiques, garder la tête froide, rester lucide, humble : nous ne sommes que de bons artisans, comme les menuisiers, les forgerons ou les maçons. Même si la presse, à l'occasion, fait de nous des stars. Nous ne devons jamais oublier que nous avons réussi grâce à nos pères. Dans mon cas, il s'agit bien sûr de mon père et de mon oncle, mais aussi de Paul Bocuse, Jean et Pierre Troisgros, René Lasserre, Gaston Lénôtre, et Helmut Gietz, qui dirigeaient ces grandes maisons où j'ai eu le bonheur de travailler.

    Derrière l'histoire de l'Auberge se tient aujourd’hui bien plus qu'une équipe : une grande famille. Elle est constituée de grands professionnels et passionnés qui nous permettent, jours après jours, de donner le meilleur à nos clients.

    Ainsi nous remercions tout particulièrement Jean Paul BOSTOEN (MOF 2011) et Jean WINTER 2nd de cuisine ainsi que Christophe FISCHER ,chef pâtissier et Françis BELLICAM son adjoint qui m'épaulent tous les 4 avec beaucoup de talents. Du côté de la salle, ma sœur, Danielle BAUMANN, peu compter sur Alain SCHOHN (1er maître d’hôtel) et ses maîtres d'hôtel Laurent SCHNEIDER et Patrcik ZUCCOLIN qui assurent un service marqué par le sceau de l'élégance. La partie sommellerie est gérée par les mains et le nez experts de Serge DUBS (meilleur sommelier du monde 1989) assisté dans sa tâche par Pascal LEONETTI (meilleur sommelier de France en 2006) et Hervé FLEURIEL. Sans oublier le cadre de verdure étincelant dans lequel baigne le restaurant, entretenu avec amour par Hubert Steib depuis des années.

    A eux et à tous les collaborateurs de l'Auberge de l'Ill qui participent à cette belle histoire nous adressons nos plus profonds remerciements.